Calenda Digital Humanities

09/12/19
L’ampleur et le renouvellement continu des données accumulées dans le champ des études épigraphiques suscitent actuellement des réflexions collectives au sein du laboratoire HiSoMA. Plusieurs projets sont d’ores et déjà engagés dans la production de corpus conformes au modèle EpiDoc, grâce à la collaboration entre les chercheurs d’HiSoMA, ses ingénieurs, le Pôle Systèmes d’information et réseaux de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée et un important réseau de partenaires (Huma-Num, Ifpo, Métopes, Persée, etc.). Il s’agit de faire le point sur les résultats de certains des projets en cours de réalisation (IGLS, Inscriptions syllabiques de Paphos, DHARMA Project), tout en portant un regard rétrospectif sur les pratiques d’archivage comme sur les méthodes d’édition, de l’usage de TEI Publisher à l’encodage des épigrammes et des variations linguistiques dans les publications numériques de corpus épigraphiques.
02/12/19
Au Japon le phénomène estampillé kyara-ka – « se transformer en personnage » – donne maintenant naissance à ce que Nozawa Shunsuke (2013) nomme « un art émergent de l’auto-modélisation ». Basé sur des techniques de déguisement élaborées, le phénomène kyara-ka recouvre une grande variété de stratégies et de pratiques liées à la présentation de soi : cosplay, kigurumi, V-tubing, banques de voix synthétiques, utilisation de filtres vocaux-graphiques pour mettre en ligne des vidéos où les humains ressemblent à des personnages… En explorant les différentes manifestations de ce processus social de « chosification de l’humain », le colloque entend questionner les raisons pour lesquelles un nombre croissant de personnes se customisent en personnages. L’objectif du colloque est de traiter dans leur complexité les questions que soulèvent ces actes volontaires, et peut-être ironiques, d’oblitération. Quel est le profil de ces hommes et ces femmes qui se métamorphosent en créatures produites par infographie ? Comment vivent-ils le fait d’être aimés non pas pour eux-mêmes mais pour leur alter-ego numérique ? Quels récits, petits ou grands, accompagnent la production de ces doubles fictifs ? Est-il toujours pertinent d’analyser le phénomène en termes d’authenticity (original) ou d’artificialité (copie) ? Quelles négociations, quels refus sous-tendent l’usage des personnages comme masques sociaux ?
29/11/19
Cette master class en humanités numériques se tiendra du 19 au 25 avril 2020 au Moulin d’Andé (Normandie). Plusieurs axes sont proposés : données lexicales, édition numérique scientifique (en particulier d’égo-documents) et données d’autorité. Une partie des cours sera consacrée à la maîtrise de l’outillage TEI dans l’ensemble de ces domaines, mais la master class ne se limitera pas à cela. L’ensemble des étapes du workflow d’un projet en humanités numériques sera abordé, de la constitution du corpus jusqu’à la valorisation des résultats. La langue principale de travail est l’anglais. La master class est co-organisée par DARIAH-EU, Inria, l’Institut historique Allemand et Le Mans Université.
28/11/19
Cette Journée d’études fait suite à la première journée Mots/Machines qui s’est tenu en mars 2019 à l’UBO Brest L’objectif de cette première journée d’études fut d’examiner les enjeux de la trajectoire du texte, d’un point de vue de la relation mots/machines, en lien avec la place et le rôle de l’humain dans la création, transmission, transcréation et transformation des textes. Nous proposons pour cette deuxième édition de focaliser la réflexion sur les dynamiques entre machine, traduction et expression des sentiments.
27/11/19
L’association lyonnaise Diachronies contemporaines, vouée à la promotion de l’activité scientifique des jeunes chercheurs en linguistique historique, organise les Deuxièmes rencontres lyonnaises des jeunes chercheurs en linguistique historique. Après une première édition dédiée spécifiquement aux langues gallo-romanes, cette seconde édition entend s’ouvrir également à l’étude des langues anciennes indo-européennes. L’objectif de l’événement est de permettre aux jeunes chercheur·ses travaillant sur l’histoire des langues anciennes et gallo-romanes de présenter leurs travaux et d’échanger à ce sujet. La forme de ces rencontres est celle d’un colloque traditionnel à la suite duquel des actes seront édités.

Pages